Les tarifs du service Moncash en hausse de 0,2 %

Ces derniers temps, c’est l’un des services les plus utilisés par la majorité de la population afin d’économiser du temps vu la facilité avec laquelle on fait les transactions. Les utilisateurs ne sont plus besoin d’aller souvent à la banque pour une minuscule transaction. Cela leur permet également d’être moins vulnérables face à l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays, selon des observateurs. Suite à cette grande importance, la Digicel a décidé d’augmenter les frais de transactions dudit service.

Manque de concurrence ?

La Digicel qui dit vouloir améliorer sa qualité de service, a choisi de maximiser excessivement ses profits. « Pour les retraits, les frais augmentent de 1 jusqu’à 83 gourdes. Et de 0,5 à 20 gourdes pour les transferts effectués de votre téléphone à une personne », lit-on dans un article sur Jeune.haïti.

Un retrait de 4 000 à 7 999 gourdes qui coutait 85 gourdes autrefois passe maintenant à 102 gourdes, soit 17 gourdes de plus, rapporte cette même source. 83 gourdes sont ajoutées aux 415 gourdes qu’on payait pour une transaction de 60 000 à 75 000 gourdes. 396 gourdes sont à débourser contre les 330 gourdes exigées auparavant pour un retrait de 40 000 à 59 999 gourdes.  Les frais d’un transfert de 4 000 à 7 999 s’élèvent désormais à 24 gourdes contre 20 gourdes autrefois, soit une augmentation de 4 gourdes.




Ce dossier semble n’être pas nouveau à Haïti quand on se souvient des exactions de la Rectel, la Haïtel, la Comcel et Ti-telefon2004 avec l’Etat sur les utilisateurs. Malgré l’arrivée de la Natcom et de la Digicel, rien n’a changé. Presque pas. Ces compagnies de téléphonie ont profité et profitent encore de la situation économique précaire des habitants et du laxisme de l’Etat haïtien pour s’enrichir davantage

En effet, la politique de tarification n’a été jamais sous contrôle. Des autorités irresponsables. Des organisations des droits de l’homme silencieuses. Pourtant les clients peinent à bénéficier d’un bon service accessible seulement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et quelques rares villes de province.

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